Ce moment de l'histoire, peu connu, que l’on ne vous enseignera jamais à l’école, où les Américains ont failli gouverner... la France...

Théodora me disait il y a quelques mois que l’on pourrait se demander ce qui se serait passé si le Japon n’avait pas attaqué Pearl Harbor et que les Américains ne seraient pas entrés dans la Deuxième Guerre Mondiale.

Mais saviez-vous que le Président Roosevelt avait prévu de coloniser la France après la libération, aux prétextes (bien entendu discutables, l’objectif réel étant de s’approprier toutes les richesses de l’empire colonial) que les français étaient des perdants pour s’être rendus aux allemands après seulement 3 semaines de bataille et pour avoir collaboré avec l’occupant ?

Saviez-vous que le Président Roosevelt avait reconnu le gouvernement de Vichy qui aurait été le gouvernement provisoire sous contrôle Américain après la libération ?

Saviez-vous que lorsque les Américains ont débarqué, ils étaient déjà en possession de la nouvelle monnaie française ressemblant trait pour trait au dollar américain, monnaie qui avait été imprimée aux États-Unis ?

Saviez-vous que si aujourd’hui nous ne sommes pas sous colonisation américaine, c’est parce que les Résistants ont réussi, au péril de leur vie, à reprendre le contrôle de leur pays en libérant de nombreuses communes de l’occupation allemande, dont Paris, avant même l’arrivée des Alliers ?

Et saviez-vous que Churchill était en tous points en accord avec le Président Roosevelt quant à l’avenir de la France après la libération ?

Oui, si les Américains se sont engagés sur le sol Français, ce n’était pas dans l’objectif de libérer le pays de l’oppresseur afin qu’il retrouve sa liberté et son indépendance. 
C’était parce qu’ils voulaient gouverner la France. 
Le débarquement était une affaire anglo-américaine dont les Français ont été exclus, le Général De Gaulle ayant été quasiment mis sur le fait accompli quant au Jour J.

Dès 1941, deux ans après le début de la Seconde Guerre Mondiale, Washington avait déjà prévu d’imposer à la France un statut similaire à celui des futurs vaincus, l’Italie, l’Allemagne et le Japon.
Il s’agissait d’un statut de protectorat, un AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories).
En clair, un gouvernement militaire américain destiné à contrôler les territoires occupés… 
Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942.

« Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. 
Ce qu’ils voulaient, c’était en finir avec Hitler, en essuyant le moins de pertes possibles. 
Ce qu’ils voulaient épargner, c’était le sang des boys, ce n’était pas le sang, les souffrances et l’honneur des Français ».

En août 1944, soit plus de deux mois après le débarquement de Normandie, le Président Roosevelt espérait encore installer au pouvoir à Paris Édouard Herriot – homme politique radical de la IIIe République – et Pierre Laval – la figure la plus honnie de la Collaboration, avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté par alliance.
Ce projet scandaleux, minutieusement décrit par De Gaulle dans ses Mémoires de guerre, avait été ourdi par une étroite concertation entre le chef de la CIA Allen Dulles, l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz et le dauphin de Pétain.

Et pour aller plus loin, un extrait d’un article de Michel Collon « Ce qu’on ne vous dit pas sur le 6 juin 1944 » :

« En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. 
Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. 
De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. 
Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. 
Ce qui fut fait. 
Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : 
« Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. 
Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent. »

Le futur président Harry Truman, 1941 : 
« Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté. »

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. 
Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. 
Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques.

Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ? »

« Il est donc plus que temps que les Français fassent pour de bon le « travail de mémoire » qu’on leur demande, à condition de le faire dans son intégralité, sans biais ni a priori, et sans passer sous silence les actions précises des Alliés, et tout spécialement des Américains à l’encontre de la souveraineté et de l’indépendance de la France.

S’il y a certes toutes les raisons pour s’incliner devant la mémoire des soldats Anglais, Canadiens et Américains morts sur le sol de France, qui ont contribué de façon décisive à la fin de l’Occupation nazie, il n’y a en revanche aucune raison de permettre aux États-Unis d’Amérique de camoufler les objectifs politiques peu reluisants qui étaient ceux de leur gouvernement à l’époque des faits ».

« Au lieu de se plier servilement à l’opération de communication voulue par Washington afin de légitimer son hégémonie actuelle sur l’Europe et la France – par Union européenne et Otan interposées –, le Président de la République devrait ainsi garder à l’esprit que son rôle est d’enseigner la vérité historique aux jeunes générations et d’être « le garant de l’indépendance nationale », comme le lui en fait obligation, l’article 5 de notre Constitution ».

Sources :

• Annie Lacroix-Riz, professeure d’histoire contemporaine, Université Paris VII (qui s’appuie sur de nombreuses sources de travaux de chercheurs historiens qu’elle cite).
• « Mémoires de guerre » Charles De Gaulle.